REPORTAGES |
|
|
|
ESPACE PARTENAIRES |
|
|
|
|
AUTOUR DU CITRON |
 |
Les agrumes représentent la production fruitière la plus importante du monde. Trois zones concentrent leur culture : le Brésil, premier pays producteur, le bassin méditerranéen (Espagne, Italie, Maroc, Israël…) et les Etats-Unis. Les Etats-Unis comme le Brésil sont de gros producteurs de fruits destinés aux jus : le Brésil est par exemple le premier producteur mondial de jus d’orange concentré congelé. Certaines variétés sont moins en vogue, comme les oranges sanguines, tandis que d’autres sont en progression, comme les pomelos.
Le bassin méditerranéen est la principale zone de production du citron, avec en tête l’Italie (région de Gênes) et l’Espagne. En France, la production est en train de se développer à nouveau dans la région de Menton
Les vertus du citron sont appréciées depuis longtemps. Il fut par exemple souvent utilisé dans des compositions comme antidote : Néron, qui redoutait l’empoisonnement, en faisait une grande consommation ! Au XVIIIème siècle, grâce à la découverte de James Lindt, médecin de la Royal Navy, il fut un remède efficace contre le scorbut qui décimait les équipages.
Essentiellement composé d’eau, le citron est pauvre en calories (32 kcal./ 100g), et riche en vitamines C et PP, en acide citrique et calcium. Son jus est réputé pour donner un coup de fouet en cas de fatigue ou de rhume. La citronnade est recommandée dans les états fiévreux, nauséeux et hémorragiques (1 citron frais en tranches dans de l’eau ou le jus d’un citron dans un demi-verre d’eau sucrée). En cas de diabète, le citron fait chuter le taux de glucose sanguin.
|
Propriétés médicinales d'hier et d'aujourd'hui ...
Même si le citron a été pendant des siècles le remède-miracle contre le terrible scorbut et les lendemains de la veille, il faut attendre le début du XVIIIe siècle pour que le citron prenne officiellement ses lettres de noblesse dans le domaine médicinal. Testé en Angleterre pour ses nombreuses propriétés, ce n'est qu'en 1932 qu'on découvre son véritable secret: sa grande richesse en vitamine C.
En Indonésie, depuis des siècles, lorsqu'une femme a la migraine, on l'envoie laver la vaisselle ou le linge ... dérivation croyez-vous! Non. Dans les îles, on a l'habitude de couper des citrons et de les mettre dans l'eau de lavage pour couper les graisses et nettoyer pour remplacer le savon. Les médecins du pays expliquent qu'en trempant les mains assez longtemps dans de l'eau chaude citronnée, une partie du sang au cerveau est draînée vers les mains et le mal de tête part généralement après avoir rempli une tâche quotidienne. Dans le cas d'une migraine très forte, les médecins recommandent de vaquer au lavage, debout, les pieds nus, dans une bassine d'eau bien chaude additionnée de 3 ou 4 citrons coupés.
Le jus de citron a des vertus antirhumatismals, antiscorbutiques, antiseptiques, blanchissantes, calmantes (les piqûres d'insectes), diététiques, digestives (antivomitive, régulateur hépathique, favorise les sécrétions gastro-hépatique et pancréatique, tonique).
Il diminue aussi les effets causés par des allergies (des problèmes de sinus, de fièvre des foins, d'asthme, de bronchite, etc.), enraye le saignement de gencive
et à des valeurs expectorante grâce à son essence qui contient environ 95% de terpènes
Propriétés diététiques :
Le jus de citron est reconnu pour ses propriétés diététiques. C'est un puissant nettoyeur qui regénère en même temps le système digestif troublé souvent par une mauvaise alimentation. En effet, il dissoud et élimine les gras.
Propriétés cosmétologiques :
Le jus de citron a des vertus adoucissantes, émolientes, hydratantes, purifiantes et tonifiantes. |
|

 |
La capitale française du Citron, Menton organise chaque année sa grande fête du citron.
Au début du siècle, Menton crée l’événement dans la pure tradition des carnavals. Dès les années trente, la ville joue l’originalité : les agrumes entrent en scène...
En 1895, des hôteliers proposent à la municipalité de créer un défilé carnavalesque pour animer la ville en hiver. Dès 1896, le Carnaval de Menton séduit les habitants comme les riches hivernants. A l’époque, il est de bon ton de venir passer les mois d’hiver sous le climat clément de la Côte d’Azur. Rois, princes et artistes fréquentent les palaces mentonnais ou se font construire de splendides villas. Le carnaval de 1882 reste dans la mémoire : la Reine Victoria y assiste, et il se termine par un grandiose feu d’artifice sur la baie de Garavan. Le carnaval de Menton s’apparente alors à son cousin niçois : défilé de grosses têtes, jets de confettis, batailles de fleurs… Mardi Gras au cours duquel on brûle sa Majesté Carnaval… Il se situe dans la pure tradition du Carnaval, la liesse populaire, les festins et les débordements en tout genre précédant le Carême.
Le soir du deuxième défilé - appelé “corso” -, les Mentonnais se livraient au divertissement traditionnel des “Moucouleti” ou “Moccoletti”, petites bougies que chacun tenait à la main. Le jeu consistait à garder la sienne allumée, mais à souffler celle du voisin ou de la voisine ! Un jeu prétexte à des rencontres amoureuses, comme le raconte Pierre Masséna dans sa “Courte histoire des carnavals mentonnais” : “Il s’agissait de tenter avec beaucoup de dextérité pour le jeune homme d’éteindre la bougie de la jeune femme, tenant, elle, au-dessus de sa tête, son calumet allumé. Quand le jeune homme avait réussi cet exploit, il pouvait rallumer la mèche noircie et recevoir un baiser en remerciement.”
En 1929, Menton est encore le premier producteur de citron du continent. Un hôtelier a l’idée d’organiser une exposition de fleurs et d’agrumes dans les jardins de l’Hôtel Riviera. Le succès est tel que l’année suivante, la fête descend dans la rue : des chariots d’arbustes plantés d’oranges et de citrons défilent avec de charmantes Mentonnaises. La municipalité, désireuse de développer le tourisme, cherche à donner au Carnaval une couleur typiquement locale : la Fête du Citron® naît en 1934. Deux ans plus tard, est lancée la première exposition d’agrumes et de fleurs dans les jardins Biovès. François Ferrié est chargé de concevoir les dessins des chars en citrons et en oranges et des motifs dans les jardins. Une réussite, qui se confirmera d’année en année. |
|
|