Grasse, qui viendrait du nom latin que portait la colline de tuf sur laquelle s'est érigé le centre urbain : podium grossum ou grassum, ainsi nommé en mémoire d'un certain Grassus ou Crassus.
Capitale du parfum, adossée au plateau qui lui ménage une vue imprenable sur la côte cannoise.
Alambics et florentines - Au 18ème siècle, Grasse inventa l'enfleurage à froid, technique plus couteuse que le procédé classique de la distillation, mais plus adapté aux arômes délicats détruits par le traitement à chaud, comme le jasmin. Les fleurs sont disposées sur une couche de graisse qui capte les matières odorantes. Un lavage à l'alcool de la graisse les isolent : c'est l'absolu de pommade. On préfère aujourd'hui l'extraction, qui augmente la concentration et la puissance du parfum, mais use de substances instables, à manier avec prudence..
Dans la vieille ville, les maisons ont la couleur du soleil couchant. Ocre rouge, orange, jaune... et parfois gris, car les habitants aisés l'ont déserté au profit de la banlieu et des hauteurs grassoises de la vieille ville.
On peut flaner autour de la Cathédrale Notre-Dame du Puy, dans les ruelles aux couleurs flamboyantes. Si vous avez de la chance vous capterez des lumières incomparables sur les façades colorées des bâtiments. Vous poiuvez découvrir la tour de guet du 12ème siècle de l'hotel de ville avant de rejoindre les places aux aires ou de la poissonnerie, du Cours. De nombreux jardins dont celui de la Princesse Pauline donnent une note de verdure à la ville.